Languages

Top Navigation (FR)

Historique

Origines

Soricimed Biopharma Inc. connaît un grand succès dans le domaine de la recherche translationnelle, à savoir le transfert à l'industrie privée de la technologie développée par les chercheurs universitaires. Poussé par sa curiosité, le professeur Jack Stewart, de l'Université Mount Allison, à Sackville, au Nouveau-Brunswick, Canada, a entrepris dans son laboratoire de recherche des travaux qui ont été adoptés par le secteur privé en 2005, au moment de la constitution de BioProspecting NB Inc., une société privée de mise au point de médicaments au premier stade. La découverte par le professeur Stewart de la soricidine, un peptide bifonctionnel ayant des effets paralysants et des caractéristiques qui favorisent la modulation des canaux ioniques, a rapidement pris de l'ampleur.

En 2000, le laboratoire du professeur Stewart a découvert la nature paralysante de la salive de la grande musaraigne (Blarina brevicauda). Lorsqu’il a réalisé que personne n'avait identifié le principe paralysant, il a instauré un programme de recherche visant à caractériser le composé produit par cette ancienne espèce mammalienne venimeuse.

 

 

Soricidine

La capacité de la salive de la musaraigne à immobiliser des insectes avait déjà été reconnue par le Dr Irwin G. Martin (Martin, I.G. 1981. Venom of the short-tailed shrew (Blarina brevicauda) as an insect immobilizing agent. J. Mammalogy, 62:189-192.). Les travaux entrepris dans le laboratoire du professeur Stewart à l'Université Mount Allison ont engendré la découverte et l'élaboration d'un peptide mammalien paralysant original maintenant appelé soricidine, d'après le venin de la musaraigne. Les propriétés paralysantes non opioïdes du peptide ont ouvert la possibilité qu'il puisse s'appliquer au traitement de la douleur (migraine, douleurs myofasciales, maladie neuromusculaire, douleur neuropathique chronique et aiguë), avec l'avantage à valeur ajoutée de ne pas créer de dépendance. Une recherche poussée a dévoilé un aspect supplémentaire, à savoir l'indication d'effets marqués sur les cellules cancéreuses et une application éventuelle en oncologie. Il s'agit d'un autre aspect intéressant de cette nature bifonctionnelle de la soricidine.

Le laboratoire a appris comment séparer le domaine paralysant du peptide et le domaine anticancéreux en lançant deux programmes d'élaboration. En outre, il a caractérisé et synthétisé le peptide de la soricidine et plusieurs de ses dérivés mineurs.

On a découvert que la cible des peptides initiateurs anticancéreux était le canal ionique calcique de TRPV6 (récepteur transitoire à potentiel vanilloïde de type 6). Dans les cancers épithéliaux (cancers de l'ovaire, de la prostate et du sein), il y a surexpression de ce canal ionique, qui est parfois présent à de faibles niveaux dans la plupart des tissus sains. Les dérivés de la soricidine (peptides de la série C) sont des inhibiteurs très efficaces de ce canal ionique. Dans les cellules cancéreuses où il y a surexpression du TRPV6, l'inhibition des canaux de TRPV6 interrompt le signalement de la voie d'une cellule précise, mais aberrante, et enclenche un programme d'autodestruction

À la suite d'études in vitro réussies portant sur plusieurs lignées cellulaires dérivées de cancers de l'ovaire, de la prostate et du sein, les candidats principaux dans le groupe restreint de dérivés de peptides ont été identifiés.

 

 

Souplesse

Un volet de l'étude du mécanisme d'action du candidat principal a permis de déterminer qu’il serait possible d’adapter la cible du médicament et les médicaments eux-mêmes afin de distinguer les cellules saines dans les cancers ovariens de stade I. À l'heure actuelle, nous avons établi la validation des concepts de tests sanguins, une technologie d’imagerie/de dépistage fondée sur les peptides et les tests de biopsie qui dépistent, localisent et surveillent ou confirment les premiers stades de cancers de l'ovaire, du sein et de la prostate. Conjointement à la thérapeutique, nous élaborons une gamme de protocoles portant sur le dépistage précoce du cancer de l'ovaire.

À la suite d'une transition réussie vers des études effectuées sur les animaux et de la découverte qu'il n’existe aucune toxicité démontrée, un essai multicentrique de phase I, ouvert et à doses croissantes a été entrepris dans des centres anticancéreux aux États-Unis et au Canada, dont les résultats préliminaires devraient être publiés en 2013

Un développement récent est la réussite d’une étude de validation de principe qui a permis de profiter de l’écotropisme du peptide C pour véhiculer d'autres produits pharmaceutiques vers les tumeurs et les ganglions lymphatiques riches en TRPV6. Il s'agit d'une autre avenue, étant donné que les peptides de la série C sont bioaccumulables dans les ganglions lymphatiques et offrent la possibilité d'injecter directement les médicaments dans les ganglions et les tumeurs. Le succès des combinaisons peptide et médicament offrira une plateforme d’administration de médicaments permettant de cibler la tumeur.

À l'heure actuelle, la plateforme de la soricidine comporte les quatre composantes principales suivantes :

  • les capacités thérapeutiques des peptides de la série C (peptides du domaine anticancéreux);
  • les capacités d'administration de médicaments,
  • les capacities de pronostic et de diagnostic liées aux peptides de la série C;
  • les capacities antidouleur/analgésiques des peptides de la série N (douleur/analgésique).

 

 

Soricimed Biopharma Inc.

À mesure que les travaux ont progressé à BioProspecting et franchi l'étape préclinique, la société est devenue une organisation biopharmaceutique orientée davantage vers la scène internationale. En 2010, le nom de la société a été changé pour Soricimed Biopharma Inc.

Soutenue par le cycle de financement de série A, qui s’est terminé récemment, Soricimed oriente maintenant ses efforts dans les applications oncologiques sur l'achèvement de la phase I des essais cliniques et prévoit créer un prototype à la suite de ses découvertes portant sur le diagnostic précoce.